Forstenried a écrit:
Koa!

Nous sommes tous des produits de l'école républicaine, laique et gratuite dans la famille et nous nous en sortons pas mal en orthographe (y compris la dernière génération)

Moi je suis bien content de l'avoir quittée ; je n'y fichais rien : des grèves tout le temps, des profs absents, de la délinquance (eh oui déjà à l'époque...).
Il faut dire que les maîtres qui m'avaient accompagnés à l'école primaire étaient d'une autre génération : ça ne "mouftait pas".
A force de glisser sur la mauvaise pente, en fin de 6 ème, je me suis retrouvé chez les Frères Maristes : ça calme les ardeurs des plus virulents (du moins à l'époque ; là aussi ça a dû changer...).
Conditionné à un minimum de discipline, de respect d'autrui accompagné par des profs plutôt sévères et des surveillants à poigne, quand j'en suis sorti pour me retrouver en CFA, le choc a été violent !!!

(quel bordel !!!

) Habitué à faire silence dans les rangs, voir des gugusses se battre à coups d'extincteurs pour rejoindre les salles de classes, à dégrader tout et n'importe quoi à coups de cutter ou à déclencher des batailles de bouffe à la cantine, etc... je peux vous assurer qu'on a l'impression d'arriver dans un autre monde...
L'école républicaine en constant déclin depuis 30 ans, a modifié ses programmes en y retirant des pans entiers de l'histoire de France (pour ne pas "stigmatiser paraît-il), la méthode globale a fait des ravages et généré des générations de quasi-illettrés (que l'absence de conscription ne permet plus de détecter), la baisse constante du niveau, font qu'on envisage la suppression des notes (c'est plus simple qu'encourager l'effort), les profs ne sont pas défendus par le Rectorat, leur autorité est bafouée tant par les élèves que par leurs parents, etc... on pourrait en parler des heures... Bref, ce qui pouvait nous être envié au début du 20 ème siècle jusqu'aux années 60, est devenu une machine à produire des ignares lobotomisés, manipulés politiquement parlant, et qui s'approche doucement de ce qui pourrait être un laboratoire dangereux avec l'enseignement toujours possible de la théorie du genre...
Elle est tombée bien bas l'école républicaine : c'est un grand malheur pour le pays et pour des générations de gamins