Oliv a écrit:
Euh ...
Et je vois vraiment pas le problème par rapport à l'aménagement même sans avoir une carte grise VASP caravane, ce n'est pas un expert qui va faire chier pour ça. Un expert va regarder le freinage, l'état des pneus, si il n'y a pas eu de modifications au niveau du moteur, etc etc ...
Oliv'

Un assureur vend un parapluie quand il fait beau et le reprend quand il pleut !
Un fourgon aménagé avec des équipements fixes comme cet Iveco, sans mention CC ou Vasp sur la carte grise ne correspond pas à la réalité du risque déclaré et est un véhicule non homologué au strict sens du terme, point barre.
Si c'est du bénin comme sinistre avec seulement des dégats matériels cela n'ira peut être pas pissé bien loin.
En cas de sinistre lourd avec des morts ou des blessés graves, et donc des indemnités à verser très importantes, là ce sera une toute autre musique.
Et je parle en conséquence de cause :
J'ai assisté au cours de ma carrière professionnelle à des dizaines d'expertises après accident, voitures et aussi motos. Des experts, comme dans n'importe quelle corporation, il y en a de toutes les sortes, des sympas, des bienveillants, des avares et des soupçonneux, des très pointus, d'autres à la limite de l'incompétence, ça c'est pour les sinistres du tout venant, ceux là ils font leur journée comme n'importe qui et ils ont une tournée à faire avec un certain nombre d'établissements à visiter afin d être rentable pour la compagnie. Ils ne vont pas passer trois heures ni même deux sur un cas.
Pour un carton grave ce n'est pas la même chose, celui que l'assureur va envoyé c'est une épée ! Souvent ce sont les mêmes qui s'occupent des procédures contentieuses et des expertises judiciaires contradictoires.
Et là tout, absolument tout, ce qui peut être vérifié va l'être, et on prendra tout son temps... A la moindre anomalie, le couperet tombe: déchéance de couverture au mieux réduction. Dans les cas les plus saignants ce n'est pas un mais deux experts qui seront dépêchés, un par la compagnie du responsable, l'autre par celle des victimes.
Depuis une quinzaine d'années, qui correspond peu ou prou à la mise en place de la répression routière de masse et aux coefficients affinés de sinistralité, le système n'a fait que se durcir. Ce qui pouvait par chance passer à travers les mailles du filet jadis ne le peut plus.
Avant il était par exemple rarissime de vérifier l'indice de charge et de vitesses des pneumatiques hors cas évidemment d'éclatement ou de déchappage.
De même sur les deux roues les points de bridage n' étaient pas systématiquement examinés.
Pour certains modèles de voitures, maintenant on branche immédiatement l'équipement pour sonder le calculateur moteur en vue de traquer " la reprog qui va bien ". Pour les dépanneuses VL le certificat de carrossage sera aussi immanquablement exigé. Et j'en passe...
Alors une mention carrosserie ne correspondant pas à la réalité du véhicule, c'est direct sans passer par la case départ et toucher 20 000 francs...
Tout ceci, je le répète en cas d'accident
grave.