Le prix de vente sur le coin-coin était de 4500€ (soit bien trop cher pour un SG2, malgré ses 9500 km d'origine et la rareté des fourgons)
La carte grise n'avait pas été faite, le MC de freins était HS, ainsi que le comodo de phares/clignotants
Bien sûr : pas de CT
Après avoir discuté au tel avec le vendeur (proscrire le mail), je lui ai soumis la proposition suivante :
OK pour 3000€, avec le MC remplacé, ainsi que le comodo, la carte grise à son nom ([coût à ma charge] et bien sûr un CT (sans défauts graves), me permettant de le ramener par la route.
Le vendeur a accepté mais... l'histoire a pris du temps.
Forcément le gars n'y connaissant pas grand chose en véhicules anciens a eu besoin de petits conseils (à commencer par celui pour trouver le MC [heureusement ce SG est en simple circuit : la pièce est abordable]
Des mois plus tard (de fin mars à juillet) : appel du vendeur.
=> "Je ne vous vends plus le camion car je viens de descendre le joint de culasse / ça fait trop longtemps que vous attendez"
A nouveau des conseils visant à le rassurer + des infos sur l'opération de remplacement, les couples de serrage, etc...
Encore une longue période de silence, puis enfin mi-septembre réception de la copie de la CG + du CT (vierge... on verra plus tard

).
Tout début octobre, descente en train jusqu'à Vienne (déjà là ça fait un budget)
Vous aurez aussi noté que je n'avais pas vu le camion autrement que sur photos (mais par chance, sur
beaucoup de photos)
A ce titre, il est bien évident que si le vendeur vous envoie 2 images pourries en format timbre Poste : il ne faut pas prendre de risque et mieux vaut lâcher l'affaire (qui bien souvent est mauvaise...).
La logistique personnelle en plus du trajet compte aussi dans le budget : (c'est une chose à prévoir : non seulement je n'ai pas eu de frais d'hébergement (logement chez mon père), mais surtout j'avais une "base arrière" pour préparer le véhicule à faire plus de 700 km [entre le lieu d'achat et la base arrière, la distance à parcourir était d'environ 120 km, dont 30% de route de montagne]).
Bref, arrivée chez le vendeur / tour du camion : pas besoin d'une heure pour repérer les défauts de présentation les plus importants :
2 points de corrosion perforante à l'arrière de la caisse, en bas de chaque côté
1 gros point de corrosion dans le passage de roue avant G
1 point de corrosion sur la contremarche de l'accès latéral
1 enfoncement tout en haut à l'arrière droit (le pavillon n'a rien mais le panneau arrière est légèrement plié)
1 roue à plat
1 phare avec argenture HS
2 cabochons de clignotants cuits par le solei
Au final, rien de dramatique pour un véhicule de plus de 50 ans mais quand même un léger "souci" de transparence de la part du vendeur (je pense aussi lui avoir montré des défauts qu'il n'avait pas vu).
A ce moment-là : ma décision était
de ne pas acheter ce camion
Essai routier :
Démarrage : le moteur démarre parfaitement bien, mais à chaud le ralenti est trop haut.
J'ouvre le capot moteur (entre les sièges sur le SG) : je me prends des goutelettes de liquide de refroidissement...
Je dis au gars : "On arrête là : je ne le prends pas : en plus du reste la pompe à eau est HS"
Lui me dit : "faites quand même l'essai"
On prend la route en descente sur quelques km / à la remontée le camion se traîne lamentablement (le moteur est un 671 ; pas un 817)
Retour chez le vendeur ; verdict :
JE NE LE PRENDS PAS
Le gars me demande de lui faire une offre : je reste sur ma position ("désolé, trop de choses à prévoir ; il est trop cher
[je rappelle que le tarif est passé de 4500€ non roulant et pas en règle, à 3000€ à peu-près roulant et en règle]
Note : Je ne joue pas la comédie : je n'ai aucune motivation à ce moment-là.
Le vendeur, insiste : "Faites-moi une offre : on verra bien si on peut s'entendre".
Et là je lâche : "1500€ là tout suite et je repars avec, sinon on oublie définitivement"
Silence de quelques secondes...
Bon d'accord, ce n'est pas le prix que je l'ai payé mais ma femme ne supporte pas de voir un corbillard garé devant la maison [le type était menuisier la semaine, et"porteur" de cercueil le WE... (et là t'es dans la merde...

)
Donc au final, on fait affaire 1500 balles + le coût de la CG à 50% (et non plus à 100% comme prévu).
Je vous épargne les détails du trajet jusqu'à la base, ainsi que l'ensemble des tutos pour la remise en route avant le trajet retour, mais voici malgré tout la liste des opérations + les autres défauts découverts au fur et à mesure :
(Pour info, j'étais descendu avec une malette de pièces neuves)
Remplacements en neuf :
Pompe à eau
Courroie de pompe à eau
Pompe à essence
Durites Sup & Inf de radiateur
4 cylindres de roues (borgnes) pour l'avant
2 durites de freins pour l'avant (complètement bouchées : les roues restaient freinées en permanence, d'où le fait que le camion se traînait)
2 cylindres de roues pour l'arrière
2 cabochons de clignos
(concernant l'arrière : impossible de démonter le répartiteur sans risquer d'arracher la conduite en cuivre / idem pour les flexibles arrières)
1 vidange du circuit de refroidissement / détartrage du radiateur (vu son état, ce n'est pas étonnant que le gars avait pété son JDC)
Note : le radiateur présente une légère fuite (rien de violent mais ça perle à chaud)
Vidange moteur
Vidange boite de vitesses
Vidange réducteur Sinpar (en bout de boite)
Vidange pont
Remplacement de 2 roues que j'avais fait descendre par mon père depuis la Normandie, 3 semaines auparavant
Remplacement de la roue arrière x 2 (d'avance avec le camion : il a fallu retirer tous les clous à la pince

)
Dépose de l'installation "volante" qui servait de comodo / pose d'un comodo d'origine (occasion)
Remplacement de la centrale clignotante hS (par du neuf d'époque)
Puis sur le trajet : achat d'une batterie neuve à Châlon S/Saône en passant voir Bruno + 1 phare d'occase
Le voilà redevenu "roulant" (vous aurez apprécié au passage le contrôle technque de complaisance ZERO DEFAUT...

)
Depuis l'achat je n'ai pas retouché à la mécanique (donc le freinage arrière est à terminer et le radiateur est à remplacer (j'en ai un neuf)
A partir de là, il reste toujours la carrosserie à réparer et l'aménagement intérieur à faire (les sièges avant neufs d'Avia 31 en provenance de République Tchèque , passés par Munich, puis Briançon, sont stockés chez Sylvain

(encore merci les gars

)
Toute cette histoire pour dire que le prix de base ne veut pas dire grand chose : je n'ai pas fait le calcul, mais rien que déjà le prix des pièces remplacées ou stockées en prévision du montage, ne doit pas arriver très loin du prix du camion (à 1500 balles ; pas à 4500...

). La grande différence avec le minibus 4x4 dont on parle ci-dessus, c'est (et c'était l'objectif), que Nonosse puisse rentrer par la route et par ses propres moyens, sinon c'était un billet de 1200 balles en plus (900€ en n'étant pas pressé et en connaissant du monde)
Sur cet exemple, je ne regrette absolument pas mon achat car ce véhicule est plus que rare :
il est unique (J'ai sollicité Michel MORIN à la COPAVIEM : il n'en a retrouvé aucune trace). Il est unique certes, mais ne vaut pas grand chose et c'est là son drame... (surtout en cas de sinistre).