|
Puisque l'on parle de la LIGNE MAGINOT à qui en passant on a fait porter le chapeau de la défaite de 1940 et qui pourtant n'a pas démérité car les ouvrages se sont rendus sur ordre que le 2 juillet 1940 soit bien après la signature de l'armistice (22 juin 1940), la mission première était permettre la mobilisation (réussie). La secondaire : retarder l'invasion (réussie).
La ligne Maginot s'étend de DUNKERQUE aux casemates de CORSE.
La partie la plus connue est celle bordant la frontière allemande au Nord et moins celle des casemates du RHIN en Alsace ou bien encore les ouvrages des Alpes sont mis une pâtée mémorable aux italiens qui voulaient nos rendre visite.
De DUNKERQUE à la trouée de SEDAN, il y a quelques ouvrages, mais nos gouvernements de l'époque (un peu comme ceux actuellement) ne voulaient pas se montrer hostiles aux pays neutres qui bordaient la frontière comme la Belgique et le Luxembourg, dès fois qu’ils nous attaquent si nous avions construits plus d'ouvrages.
La ligne Maginot est étagée sur plusieurs lignes de défense :
1) au débouché des routes frontières : des maisons fortes - une habitation construite sur un blockhaus, une petite casemate - qui devait être armées par la Garde ( Garde Républicaine Mobile - GRM à ne pas confondre avec les GMR – Groupes Mobiles de Réserve - à l’époque maintenant Gendarmerie Mobile) - ce qui l'a été rarement. Les routes étant bloquées par des portes COINTET ou portes belges. On pouvait trouver en bordure de frontière des postes de combats aménagés pour l'infanterie.
2) à une dizaine de kilomètres en arrière de la frontière, suivant la nature du terrain on trouve la ligne de défense principale avec des petits ou gros ouvrages d’artillerie et d'infanterie et entre-eux des casemates d'intervalles. Tous ces ouvrages pouvaient se prêter main forte en battant par le feu de flanquement (sur les côtés) d'armes légères ou lourdes (artillerie). Un ouvrage est construit comme une main. Aux extrémités des doigts se trouvent les blocs de combat avec leur artillerie qui sont enterrés face à la frontière. Ils sont irrigués en munitions, en hommes, en eau, en électricité comme le sont les doigts d’une main par les vaisseaux du poignet. S'il advenait qu'un des tendons lâche ou soit coupé, des réserves conséquentes permettaient de vivre en ostracise et survivre pendant 6 mois..
On trouve donc au poignet de la main les entrées munitions et hommes - en descente – en puits - de plain-pied - en montée, puis plus loin après les portes blindées et le bloc de protection le magasin M1 (munition principal), l'usine avec ses groupes électrogènes, les filtres à air, les réserves de carburant, l'infirmerie, des cuisines très modernes, les organes de commandement – le local transmission, téléphonique et pour les gros et petits ouvrages la radio avec antennes en façade côté France - local de préparation des tirs, l'atelier de réparation et n'oublions pas le chais pour le pinard qui est la boisson de l'armée française et non pas le coca-cola ! Les canons sont armés par des marins déguisés en biffins! C’est pour cela que l’on appelle l’ensemble de ces miliaires : un équipage. Tout est impossible à décrire tant ces constructions sont d'un modernisme inégalé pour l’époque, voire maintenant.
A l'extrémité du poignet de la main se trouvent les « doigts » que l'on rejoint par un couloir, par parfois dans les très gros ouvrages (HACKENBERG par exemple) une voie de locomotrices électriques mues par trolley, qui apportent au pied des blocs les hommes et les munitions stockées dans les magasins M1 et M2.
Par les puits des Ouvrages on accède aux chambres de tir avec le Magasin M3 (munitions juste nécessaires pour une série de tirs). Les tourelles sont éclipsables (l’inventeur d’avant 1914 est le Général Alfred GALOPIN natif de mon pays ST-SATUR mais totalement inconnu des Goldoniens), et sur les dessus (toit) sont aussi implantées des guérites blindées d'observation ou parfois de défense rapprochée (sur les entrée arrières) avec un FM. Les dessus (le toit) est protégé de l'infanterie ennemie par une multitude d'ardillons (mais les toits seront ravagés par la multitude d’obus que nous enverront les fils de la grosse Bertha - le gros Karl). Entre les ouvrages - casemates d’intervalles, des rails ou fossés anti-char y sont implantés. Les casemates sont des casemates d’infanterie, il existe aussi de l’artillerie d’intervalle. Tout ce beau monde sera retiré lorsque la percée de Sedan aura lieu et que les Allemands commenceront à encercler les corps expéditionnaires français et anglais imprudemment. Ce qui permettra aux Allemands de la contourner presque tranquillement.
Des routes, voies ferrée étroites en rocades seront construites derrière tous ces ouvrages, comme des transformateurs électriques blindés (renforcés), de lignes téléphoniques militaires souterraines reliant les ouvrages et aussi le réseau PTT pour communiquer avec le commandement qui aimait tant le téléphone et exécrait la radio (qui pourtant nous avait donné un si grand coup de main pour vaincre les prussiens en 1918 et sauver la Tour Eiffel).
Bref après Vauban, Serré de Rivière, il y a avait les génies de l’Arme du Génie qui ont construit la ligne Maginot.
| Fichiers joints: |

R__LIGNE_MAGINOT_secteur_BRIANCON.jpg [ 126.27 Kio | Vu 248 fois ]
|
|